2015-2024
En ce début de 2015, la chaine TV prend de l’ampleur. Nous installons un véritable studio (racheté à France 3) dans nos locaux de Noisy le Grand, et l’équipe de permanent vidéo s’étoffe avec trois personnes à plein temps.
Les équipes de manufacturing,fr vont de salon en salon, organise des débat et interviews sur le plateau et profite du matériel pour louer ses services, c’est ainsi que nous collaborerons avec les Arts et Métiers pour lancer leur chaine éponyme.
Mais nous profitions également de la vague des sites internet qui après l’écrit rajoutaient des vidéos, les clients de Cimax avaient tous des sites, et la plupart voulaient intégrer des vidéos de leurs produits ou de leurs réalisations, nous étions là pour répondre à leur demande.
Le ministre de l’époque nous répond « Rappelons l’ambition que j’ai fixée à la stratégie Industrie du Futur. Elle est claire : inciter et aider chaque entreprise à franchir une nouvelle étape concrète dans la modernisation de son outil de production. Robotisation, digitalisation, efficacité énergétique et performance environnementale, nos entreprises doivent toutes prendre cette direction au cours des prochaines années.
Il ne s’agit pas seulement de produire plus efficacement : il faut également accompagner et encourager les entreprises à transformer par le numérique leurs modèles d’affaires, leurs organisations, leurs modes de conception et de commercialisation. Pourquoi ? Parce que demain, la distinction entre l’industrie et les services ne sera plus pertinente. On ne vendra par exemple plus une voiture, mais une solution pour se déplacer qui prendra la forme d’un véhicule connecté, voire autonome ! ».
Smart-Industries N°6 – Emmanuel Macron
Alors que le gouvernement français annonce la deuxième phase de sa Nouvelle France industrielle, les acteurs allemands, menés par trois fédérations professionnelles, appuient sur l’accélérateur.
La plate-forme 4.0 leur sert d’expérimentation des technologies clefs de cet
Eldorado. Voici la feuille de route des travaux de recherche.
Le magazine, les débats que nous organisions sous le label Smart-industries montraient que nous avions en face de nous une vague en formation. Alors, sorti de la planche de surf et passage à l’étape supérieure, la création d’un évènement réunissant les acteurs.
Le premier objectif fut de proposer un programme de conférences le plus représentatif possible avec le maximum de retours d’expériences et, autour des conférences, nous avons installé des espaces de rencontres (des stands diraient les organisateurs d’expo). Nous voulions créer un écosystème, et non pas uniquement de la vente de m2.
C’est ainsi qu’apparu également des espaces commercialisés auprès des industriels (acheteurs de produits industriels) qui voulaient montrer qu’ils étaient 4.0, c’est ainsi que l’on retrouvera dans les premières éditions des stands d’offreurs (Siemens, Schneider, Atos, Microsoft…) mais aussi des espaces avec Michelin, Alstom, SNCF, Safran… être 4.0 faisait partie de leur communication.
Un véritable écosystème complet (offreurs, utilisateurs, chercheurs) se mettait en place.
Un échange entre Jacques Attali et André Compte-Sponville pour savoir si l’intelligence artificielle ne risque par d’être la dernière invention de l’humanité.
C’est en prenant prétexte de la publication de l’ouvrage de Jean Staune « Les Clés du Futur – Réinventer ensemble la société, l’économie et la science », que la fondation Concorde avait organisé ce débat passionnant.
Smart-Industries N°7 – Les clés du futur Attali/Comte-Sponville
Rencontre avec le président de l’Alliance Industrie du Futur pour qui « il faut comprendre que la France a lancé un plan Industrie du futur qui embrasse très large par rapport à l’Industrie 4.0 de nos voisins allemands beaucoup plus focalisés sur le numérique dans la fabrication.
Cette feuille de route plus large a pour volonté le renouveau de l’industrie française. Notre première action, c’est le déploiement, et notamment auprès des PME des technologies nouvelles, et la deuxième ce sont les technologies nouvelles à proprement parler ».
Smart-Industries N°9 – Phillipe Darmayan, président de l’Alliance Industrie du Futur
Le Syntec Numérique avait créé un groupe « Industrie du Futur ». Ce dernier venait de publier un livre Blanc destiné à prouver à ceux qui en doutaient encore que l’industrie de demain « ne sera plus un simple système de production de biens mais une chaîne de création, de production et d’usages nouveaux en perpétuelles révolutions » comme l’indique dans son éditorial, Maurice Ricci, le président de ce comité.
Pour Jean-Pascal Tricoire, la consommation d’énergie continuera à augmenter très fortement sous la poussée de trois tendances fondamentales.
La première c’est l’urbanisation – même si l’Europe le constate peu -, c’est le phénomène de ce début de 21e siècle. « Nous allons construire dans les 40 années à venir autant de villes que nous en avons construites depuis le début de l’histoire de l’humanité. Au cours des 30 prochaines années, tous les ans se construiront l’équivalent de sept fois Paris. Ce sont 70 millions de personnes qui migreront de la campagne vers la ville, avec la consommation d’énergie associée ».
Le deuxième phénomène, c’est la digitalisation. Tout est connecté à internet. Le premier épisode dans notre expérience de la digitalisation a consisté à connecter des personnes, de quoi révolutionner la façon de vivre et de communiquer ensemble. Le second épisode, sera beaucoup plus rapide, il va se produire dans les cing années qui viennent. Le monde va connecter vingt fois plus d’équipements et de machines. « Si l’internet de l’épisode 1 permettait à des personnes de parler à des personnes, dans l’épisode 2 ce sont des personnes qui parlent à des personnes et des machines qui parlent à des machines ». 40 milliards d’objets seront connectés dans les cing ans qui viennent, et donc une augmentation des données qui va impacter le trafic, le stockage et bien entendu un accroissement de la consommation d’énergie.
Le troisième phénomène c’est l’industrialisation. L’industrie représente plus de 30 % de la consommation d’énergie mondiale, et cette consommation devrait augmenter d’environ 50 % dans les 35 ans qui viennent.
Smart-Industries N°10 – Travailler en 2030 la vision de JP Tricoire
L’industrie 4.0 vue par Max Blanchet, directeur associé senior chez Roland Berger, c’est près de 150 pages pour expliquer que « ce qui aurait pu se résumer à une opération marketing des fournisseurs d’équipements industriels est devenu, en quelques années, une préoccupation mondiale, partagée par toutes les nations industrielles ».
Smart-Industries N°10 – 4.0 nouvelle donne, vue par Max Blanchet
En cette fin d’année 20186, la vision quelque peu politicienne de l’Industrie du Futur de Luc Ferry ne pouvait que réjouir les lecteurs. Surtout que nous avons recueilli ses propos lors d’une rencontre avec le syndicat du patronat, le Medef. Un moyen de faire passer d’autres messages.
Je vous ai parlé de mon intérêt pour l’industrie, mais je reste persuadé que cet intérêt pour la production est également étroitement lié à ma passion pour Science-Fiction, sans Asimov je ne suis pas certain que la robotique aurait eu le même effet sur moi.
Le siècle dernier fut prolifique en matière d’innovation, parfois réaliste et parfois farfelu. Aussi, je vous invite à suivre le lien ci-dessous, ce sont quelques couvertures de magazines des années 1930 à 1960 de revues américaines que l’on tentait, étant jeune, de trouver en France. Elles nous faisaient fantasmer, et c’est encore le cas aujourd’hui pour certaines d’entre elles. N’oubliez pas, en les regardant, quà à cette époque les ordinateurs et autres smartphones restaient à inventer.
Début de l’interview – Smart-Industries : Vous avez lancé le programme « Usine Excellente » en 2014. Quel bilan en ce début 2017 ?
Yann Vincent : Ce terme d’ « Usine Excellente » correspond à notre cible mobile, notre référentiel. Il faut imaginer cette Usine Excellente comme une étoile polaire à atteindre. A la création de ce référentiel en 2014, nous avions comme point de mire l’année 2017, mais la cible évolue, l’Usine Excellente de 2017 pointe l’objectif à atteindre pour 2020.
Toutes nos usines se dirigent vers cette étoile polaire. Nous intégrons dans cet objectif les meilleurs éléments de l’Etat de l’Art que nous avons observé, aussi bien en interne que chez nos concurrents. Un tel référentiel est plus contraignant, plus structurant que ce que nous pratiquions auparavant, il intègre à la fois des éléments technologiques des informations de process, mais aussi des notions d’organisation des équipes de travail.
Lors de l’édition de Convergence de 2016, I’un des débats réunissant le ministre Christophe Sirugue, le président de La Fabrique Louis Gallois et le Secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, et organisé par la Fondation Jean Jaurès, a porté sur la place de la France et de l’homme dans cette 4™ révolution. Résumé des interventions.
Avec le Gimelec, jamais 2 sans 3. Après l’introduction au 4.0 et les Leviers de la transformation. Deux ans plus tard, il nous a semblé opportun de faire un point sur Le sujet central de l’industrie 4.0 : la Data.
Nous avons voulu suivre cette donnée qu’elle provienne des capteurs, des outils de conception ou d’ailleurs, quel est son chemin et comment la traiter au mieux sans se laisser déborder.
Smart-Industries N°14 – La Data au cœur de l’Industrie du futur
Après deux éditions de Smart-Industries, et notamment la dernière édition inaugurée par le Président de la République, le groupe GL Events s’est fortement intéressé à l’Industrie.
Elle avait déjà dans son périmètre le salon Industrie, mais il fallait passer à la vitesse supérieure, c’est ce que fit le groupe en rachetant le Midest à Reed, puis le salon Tolexpo et enfin Smart-Industries (en 2018). Le tout donnera naissance à Global Industrie.
Une dernière présentation de l’Industrie 4.0 au travers les 7 questions fondamentales qu’il faut toujours de poser. Avec, bien entendu les réponses :
Quoi ?
Qu’entend-t-on par Industrie du futur en France ? Dans quel contexte général l’Hexagone modernise-t-il son outil de production ? Quels sont ses avantages, ses handicaps ? Et où en sommes-nous aujourd’hui ?
Répondre à ces questions permet de décrire la problématique de l’Industrie du futur en France, pour simplement savoir : « De quoi parle-t-on ? ».
Smart-Industries N°16 – Le QPQOQCC – Quoi
Pourquoi ?
Pour quelles raisons une entreprise doit-elle s’orienter vers I’Industrie du futur ? Selon les grands acteurs du secteur, les deux maitres mots sont : productivité et flexibilité. Et la finalité serait tout simplement d’assurer sa compétitivité sur un marché mondialisé et de plus en plus digitalisé. Pour l’industrie française, ce serait même une question de survie.
Smart-Industries N°16 – Le QPQOQCC – Pourquoi
Qui ?
L’humain est la première brique de l’Industrie du futur, estiment les observateurs du secteur. C’est bien le savoir-faire humain qui sert de base aux projets et c’est toujours l’humain qui prend les décisions stratégiques et supervise les opérations. Mais les rôles évoluent vers davantage de pilotage et de contrôle, avec comme avantage de revaloriser le travail de nombreux collaborateurs, à commencer par les opérateurs.
Smart-Industries N°16 – Le QPQOQCC – Qui
Où ?
A contrario de la mondialisation, l’Industrie du futur repositionne les enjeux économiques à un niveau local. Afin de répondre à la nouvelle demande client, autour de produits personnalisés et livrés rapidement, il faut en effet « produire là où l’on consomme ». L’Industrie du futur se joue donc dans les territoires avec en France, un large soutien des régions.
Smart-Industries N°16 – Le QPQOQCC – Où
Quand ?
Selon les observateurs du secteur, l’année 2018 offre des conditions exceptionnelles pour se lancer dans l’Industrie du futur. Selon les projets, il faut compter entre 5 et 10 ans pour réussir sa transition avec souvent des premiers ROI à moins de 12 mois.
Globalement, les technologies 4.0 sont déployées en moins de temps que I’automatisation ou la robotisation traditionnelle.
Smart-Industries N°16 – Le QPQOQCC – Quand
Comment ?
De quelle manière s’engager sur le chemin de l’Industrie du futur ? Il convient d’abord d’identifier ses besoins, d’élaborer une feuille de route et de lancer des premiers POC (Proof Of Concept) sur une partie des process.
Ensuite, les technologies validées pourront être généralisées. Et au-delà de la technologie, s’engager vers l’Industrie du futur requiert une réorganisation de l’entreprise, notamment dans ses méthodes de management, ainsi qu’une formation du personnel. L’évolution de l’humain et la technologie doivent ainsi être menées de front.
Smart-Industries N°16 – Le QPQOQCC – Comment
Combien ?
Quel est le coût du ticket d’entrée vers l’Industrie du futur ? Selon les consultants, les premiers projets peuvent être lancés pour quelques dizaines de milliers d’euros. Des technologies telles que la robotique collaborative ou la réalité augmentée sont aujourd’hui proposées à des tarifs relativement abordables, même pour une PME. Et pour financer les projets, la combinaison d’un prêt bancaire et d’un dispositif de financements publics, comme ceux de Bpifrance, reste la meilleure solution.
Fin de l’aventure pour Cimax qui sera géré par d’autres personnes de février 2020 à mi-2025.
Personnellement, je consacrerais du temps pour accompagner Global Industrie en montant les programmes de conférences, en créant la chaine Global Industrie TV et en créant le GoldenTech, compétition métiers destinée à mettre en avant celles et ceux qui font l’industrie et qui sont rarement à l’affiche, pourtant l’industrie n’existe que si elles/ils sont là. Un moyen aussi de rendre à l’industrie tout ce qu’elle ma donnée.
Pendant ce temps-là l’Industrie continue son bonhomme de chemin. Et c’est au cours de plusieurs débats industriels, lors des divers salons, que vous pourrez suivre les dernières évolutions. Pour cela rendez-vous sur l’onglet Vidéo.