A propos

Journaliste professionnel depuis 1982, et encore aujourd’hui…

J’ai eu la chance d’avoir un papa travaillant dans l’industrie, plus précisément dans un laminoir chez Creusot Loire à Saint Chély d’Apcher, puis à Leffrinckoucke.

Les études n’étant mon fort, il m’a mis le pied à l’étrier de l’industrie et depuis de l’huile de coupe circule dans mes veines. Quiconque parle d’industrie mais n’a jamais nettoyé les copeaux tombés au sol ou tenté de souder un morceau de tole, devrait parfois prendre un peu de recul et venir sur le terrain pendant un petit mois.

Comme le chantait Bernard Lavilliers, le travail y est rude, mais les mains d’Or ne sont pas une légende, il suffit de regarder le désarroi de celles et ceux qui perdent leurs emplois en raison d’une fermeture d’usine pour comprendre que si l’industrie était la galère souvent évoqué (par les mêmes qui n’y ont jamais mis les pieds), les licencié(e)s devraient sourire et être heureux d’enfin être libéré(e)s.

L’industrie c’est une famille, on y fête les naissances, les mariages mais aussi les objectifs tenus, les réussites de projets plus ou moins fous. Je n’oublie pas, encore adolescent, l’arrêt du travail programmé tous les jours pour suivre l’arrivée du Tour de France. Chacun y allant de son commentaire avant de reprendre son activité. Une famille vous dis-je.

C’est ainsi que de CAP en BEP puis BTS, j’ai chopé le virus, il ne m’a jamais quitté. Et c’est aussi pour rendre à l’industrie tout le bonheur qu’elle m’a donné que ces dernières années j’ai lancé les GoldenTech, compétition se tenant durant Global Industrie et dont la vocation est de récompenser celles et ceux que l’on ne voit jamais, les invisibles de l’industrie, celles et ceux qui la tienne. Pour la dernière édition des GoldenTech, la remise des prix s’est tenue à Bercy et le ministre était lui-même surpris de la ferveur des gagnant(e)s, il est vrai que ke ministère reçoit rarement, trop rarement, celles er ceux qui font l’industrie jour après jour, les Mains d’Or.